LA DROGUE C’EST MAL | Une mini-série de 3 vidéos consacrée à l’antiprohibition et à la promotion de la santé.

La prohibition de certaines drogues, générée par le cadre légal, est source de stigmatisations et de discriminations à l’encontre des usagers.

« Liaison Antiprohibitionniste » œuvre à réduire ces discriminations et leurs impacts négatifs sur la santé et la vie sociale.

La première vidéo donne la parole à Christine Guillain, professeure de droit pénal et de procédure pénale à l’Université Saint-Louis – Bruxelles. Ancienne avocate au barreau de Bruxelles, elle a défendu sa thèse de doctorat sur les facteurs de criminalisation et les résistances à la décriminalisation de l’usage de drogues. Elle se consacre à présent à l’enseignement et à la recherche, dans un cadre académique et militant.

  • Réalisation et montage : Adrien Centner et Sarah Fautré
  • Prise de son : Patrick Taliercio
  • Mixage : Sébastien Vanderborght
  • Musique : Grapes – I dunno (c) copyright 2008 Licensed under a Licence Creative Commons
  • Avec le soutien de la COCOF dans le cadre de l’appel à projets « Web 2.0 et promotion de la santé ».
  • Merci à Christine Guillain et aux ami·e·s de la Liaison pour leur généreuse participation.

Legalisering cannabis verdient serieuze discussie (Smartondrugs)

Désolé, cet article est seulement disponible en Néerlandais.

Ons drugs­beleid, en dus ook het cannabisbeleid, is nog steeds gestoeld op de criminalisering van drugsgebruik. Het gaat uit van de veronderstelling dat verbieden en bestraffen zullen leiden tot een daling van het gebruik en van de eventuele maatschappelijke schade daaraan verbonden. Het tegendeel is waar. Het cannabisgebruik neemt niet af, en de war on drugs slaagt er niet in de cannabismarkt structureel te ontwrichten. Legalisering kan wel tot een daling leiden. Legaliseren betekent ook reguleren en dat houdt in dat je een beleid ontwikkelt met duidelijke restricties.

Lees meer / bron : Legalisering cannabis verdient serieuze discussie (Smartondrugs)

La loi interdit toujours les «salles de shoot» (Le Soir)

La salle Saf ti de Liège a six mois d’existence. Elle est ouverte 7 jours sur 7, 46 heures par semaine ; compte en moyenne plus de 40 usagers par jour ; est subventionnée par la Région wallonne et portée depuis le début à bout de bras par les autorités communales.

Et pourtant, la « salle de shoot » est parfaitement illégale.

Parfaitement illégale du point de vue de la loi fédérale de 1921, qui interdit de fournir un local en vue de consommer des drogues. Willy Demeyer, le bourgmestre PS de Liège, remue ciel et terre depuis l’époque où il était parlementaire pour faire changer cette loi. Avant d’ouvrir la salle de consommation à moindre risque (SCMR) dans sa ville, il est allé rencontrer les ministres de la Santé et de la Justice. Qui lui ont répondu, en substance : « Faites votre salle. Nous ne légiférons pas car la mesure n’est pas dans l’accord de gouvernement. Mais puisque les autorités judiciaires liégeoises sont d’accord, allez-y… » Les principaux partis flamands sont opposés aux SCMR, pas les francophones.

« C’est incroyable », s’impatiente Laurence Comminette, la porte-parole du bourgmestre. « On ne légifère plus sur les drogues depuis des années. Comme si le sujet n’existait pas. On tolère qu’une ville et une Région soutiennent un projet interdit par la loi. Et pendant ce temps-là, on laisse complètement tomber la prévention des risques. Notamment pour le cannabis. Les jeunes fument du cannabis bien plus fort qu’il y a quelques décennies, et personne ne les informe. C’est une génération sacrifiée ! »

Les tenants de la réforme de la loi mettent en avant les avis positifs de l’Académie royale de médecine (avril 2016), de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (2018) ou encore du Collège des procureurs généraux. Une révision est impossible avant la fin de cette législature. Elle n’était manifestement pas jugée prioritaire.

En attendant, les villes de Charleroi et Bruxelles sont assez avancées dans leurs projets respectifs de SCMR. En Flandre, Gand avait aussi montré un intérêt. Dossier transmis au prochain gouvernement.

Source : La loi interdit toujours les «salles de shoot» (Le Soir)

Le parlement européen dit oui au cannabis médical

Le Parlement Européen a approuvé ce 13 février 2019, en première lecture, une proposition de résolution visant à harmoniser et améliorer l’accès au cannabis médical au sein de l’Union Européenne.

En Belgique, bien que le cannabis médical soit légal, son accès demeure extrêmement restreint que ce soit au niveau de sa forme, de son coût (non remboursé) ou des pathologies pour lesquelles il peut être prescrit.

Au demeurant, de nombreuses personnes qui en ont un usage médical, s’approvisionnent auprès du marché noir, à l’étranger, ou produisent leur propre cannabis de manière illégale.

Dès lors, cette proposition de résolution ne peut être reçue que comme une étape importante et positive, pour améliorer l’accès au cannabis médical. Continuer la lecture de « Le parlement européen dit oui au cannabis médical »

Pourquoi l’installation de « salles de shoot » demeure problématique (La Libre)

Le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, présentera ce lundi [11 février 2019] au bureau du PS, un premier bilan de la salle de consommation à moindre risque (SCMR) pour toxicomanes. Après cinq mois, l’expérience est concluante: 300 usagers de drogue sont inscrits et la « salle de shoot » n’a rencontré aucun problème majeur. Elle enregistre 40 passages par jour ­­- soit autant de consommations (injections ou inhalations) qui ne se font plus dans la rue.

On sait que Bruxelles et Charleroi, et peut-être Namur, voudraient aussi se lancer. Sur base des études disponibles, l’efficacité d’un tel dispositif pour les usagers de drogues illégales est établie : la qualité de vie et de santé des toxicomanes s’améliore et leurs comportements à risques diminuent. Là où il existe des “salles de shoot” (88, dans 9 pays d’Europe), il y a une diminution de nuisances sociales: moins de “scènes de rue”, moins de seringues et autres déchets de consommation abandonnés dans les lieux publics….

Un “arrangement” local

Reste la législation fédérale qui ne permet pas, en l’état, la mise en place d’une salle de consommation à moindre risque. En vertu de l’article 3 de la loi du 24 février 1921 sur les stupéfiants, la mise à disposition d’un local qui “facilite à autrui l’usage” ou incite la consommation de drogues illégales est passible de poursuites pénales. Le gouvernement Michel (MR, N-VA, Open VLD et CD&V) avait d’emblée fait comprendre qu’il n’initierait pas ni ne soutiendrait une modification de la loi en la matière.

A Liège, on a pourtant pris les devants. En septembre 2018, la ville s’est lancée en prenant le risque d’ouvrir une salle de consommation en l’absence de cadre légal. Un risque mesuré : avant d’ouvrir sa salle de shoot, Liège s’est assurée de l’accord du parquet local et de la police. Un “arrangement” tacitement validé par le collège des procureurs généraux (PG) qui s’est penché sur la question. Son avis sur les salles de consommation à moindre risque a été transmis au ministre de la Justice, Koen Geens (CD&V).

Que dit-il ? Sur le plan légal, c’est très clair: une modification de la loi de 1921 s’impose pour encadrer l’ouverture de salles de shoot, dit le collège des PG. Même si on ne peut pas totalement écarter l’hypothèse qu’une jurisprudence apparaisse admettant que le fait de “faciliter l’usage” ne viserait pas la réduction des risques sanitaires.

Pas à l’abri de poursuites

Liège n’est donc actuellement pas à l’abri de poursuites pénales. Quelle que soit la politique du parquet local, n’importe qui peut enclencher la mécanique judiciaire en déposant plainte avec constitution de partie civile ou en citant directement un travailleur de la salle de consommation.

[…]

Source / Lire la suite : Pourquoi l’installation de « salles de shoot » demeure problématique (La Libre)

Après le cannabis, les Pays-Bas veulent légaliser l’ecstasy: et si on osait le débat? (7 sur 7)

De plus en plus de politiciens néerlandais souhaitent légaliser d’autres drogues que le cannabis, comme par exemple l’ecstasy. Juste de l’autre côté de la frontière, quelques spécialistes belges s’inquiètent d’assister à une augmentation des décès dûs à la drogue. Mais pas tous, loin de là. « Si le gouvernement a plus de contrôle, vous voyez qui consomme et vous vous assurez qu’il n’y a rien de toxique dans les substances vendues », argumentent discrètement beaucoup d’autres voix. Et si on osait revoir notre copie?

Lire la suite / source : Après le cannabis, les Pays-Bas veulent légaliser l’ecstasy: et si on osait le débat? (7 sur 7)

Cannabis: vers un changement de paradigme?

Le 6 décembre, à Charleroi, le Centre d’Action Laïque a proposé une journée de réflexion dans le cadre de sa campagne communautaire « Cannabis, réglementons! ».

Au cours de cette journée, tout d’abord, nous avons pu apprendre que cette envie de l’être humain, qui cherche à modifier son état de conscience, n’est pas nouvelle. Le site archéologique de Gobekli Tepe, par exemple, nous en montre déjà des traces qui remontent à plus de 10.000 ans. Historiquement, plutôt que la condamnation que nous connaissons aujourd’hui, c’est l’insouciance qui a majoritairement primé. Il y a toujours eu de la consommation de produits psychotropes, mais on s’en fichait éperdument.

Il est préférable de responsabiliser que de criminaliser, d’encourager l’autonomie que de s’enfermer dans l’assistanat, de respecter les libertés individuelles que de chercher à les restreindre.

Lire l’article

Top