Commission globale : appel à un contrôle responsable des drogues

La Commission globale de politique en matière de drogues vient de publier un rapport intitulé La régulation : le contrôle responsable des drogues. Ce rapport examine en détail la manière dont les gouvernements peuvent prendre le contrôle des marchés des drogues par une régulation légale et responsable.

Depuis 2011, date de sa création, la Commission globale brise un tabou : « la guerre à la drogue provoque des dégâts mais les politiques désastreuses des gouvernements encore davantage » aimait à déclarer feu son représentant, Kofi Annan. Dans son nouveau rapport, la commission émet sept recommandations concrètes pour sortir de la spirale punitive et se réorienter vers un régime de contrôle basé sur les preuves scientifiques, la santé et les droits humains. Les leaders mondiaux prônent ici la réglementation de tous les produits illégaux mais aussi la régulation de produits légaux surconsommés, l’introduction de projets pilotes et la diffusion d’informations afin que la population puisse se forger une opinion objective de ce changement de paradigme.

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La CAAT/Projet FreeDom rejoint #STOP1921

L’ASBL CAAT/Projet FreeDom soutient la campagne #STOP 1921.

Le Centre d’Aide aux Alcooliques et Toxicomanes (CAAT) est actif dans la région de Péruwelz et propose une prise en charge médico-psycho-sociale aux usagers et à leurs proches. Le projet FreeDom propose une aide au sevrage de l’alcool par l’accompagnement à domicile.

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La CAHO rejoint #STOP1921

La Coordination Assuétudes H-O asbl (La CAHO), réseau d’aide et de soins Wallon, construit sur la base du Décret « Assuétudes » de la Région Wallonne, vient de rejoindre la campagne #STOP1921.

Plus que jamais, il est temps d’ouvrir le débat et de mettre en place une politique drogue cohérente, concertée et adaptée aux réalités de terrain, aux enjeux et aux défis de la société d’aujourd’hui.

Ce n’est pas avec une loi pénale, écrite en 1921, qui criminalise le moindre usage, qu’on soigne une addiction, qu’on prévient des abus de consommation ou qu’on réduit les dommages sanitaires…

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Zet die plaat af! Een war on drugs heeft nog nooit gewerkt (De Morgen)

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Opinie van Tom Decorte – hoogleraar criminologie aan de Universiteit Gent

Vijf jaar voert de N-VA haar war on drugs nu al, en de onbedoelde neveneffecten waren voorspeld. Na vijftig jaar repressie weet de wetenschappelijke wereld dat zo’n aanpak nooit kàn werken. Ze kost handenvol geld, maar de drugsmarkten krijg je er niet mee ontwricht. Integendeel, ze worden nog winstgevender en dus aantrekkelijker voor de échte beroepscriminelen; en ze verharden: het geweld in de publieke ruimte tussen rivaliserende groepen escaleert. (…)

De burgemeester van Antwerpen mag dan al terecht bezorgd zijn over de drugsfenomenen in zijn stad, maar zijn analyses zijn onwetenschappelijk en ingegeven door ideologische overwegingen (hij verwijst vaak naar zijn geweten in deze materie). De weerkerende suggestie dat Nederland de bron van alle kwaad is, en ons eigenlijk met een drugsprobleem heeft opgescheept, is natuurlijk nonsens. Belgische consumenten vormen ook de vraagzijde naar drugs, en drugshandelaren zullen altijd weer de weg van de minste weerstand zoeken om de middelen bij de consument te krijgen.

Het wordt tijd dat de regering een parlementaire werkgroep in het leven roept, die op een ernstige manier kennis neemt van de wetenschappelijke kennis, en van de inzichten van de deskundigen op het terrein. Niet met het oog op een kortzichtige analyse, maar op een fundamentele actualisering van ons drugsbeleid. In een debat zei de Antwerpse burgemeester ooit: als daar een meerderheid voor te vinden is, sta ik er voor open. Maar ondertussen blijft hij op strategisch goed gekozen momenten dezelfde plaat draaien. Tijd om ze af te zetten, dunkt me.

Bron : Zet die plaat af! Een war on drugs heeft nog nooit gewerkt (De Morgen)

Liège ouvre sa première SCMR, enfin une avancée dans la limitation des risques ? (Guide Social)

Elle l’avait dit : même si les autorités fédérales s’y opposaient, Liège ouvrirait sa Salle de Consommation à Moindres Risques (SCMR). C’est désormais chose faite, puisque la ville inaugurera la nouvelle structure ce mercredi. Une réelle avancée pour le secteur, qui lutte depuis tant d’années en faveur d’une révision de la loi, qui date de 1921.

Le secteur de la toxicomanie peut crier (une première) victoire ! Liège ouvrira les portes de sa Salle de Consommation à Moindres Risques ce mercredi. Après des années de débats et de polémiques, le bourgmestre Willy Demeyer a décidé de passer outre le gouvernement fédéral et d’inaugurer un nouvel espace dans la Ville, pour permettre aux toxicomanes de consommer en toute « tranquillité ». Le projet est plutôt bien accueilli, même si certains aspects devront faire preuve d’une surveillance accrue. Le secteur, quant à lui, salue cette mesure.

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Après Liège, Bruxelles étudie le projet de salles de consommation à moindre risque (Le Soir Plus)

La question de la création de « salles de shoot [de consommation à moindre risque] » répond à des enjeux multiples. Pour la santé publique, mais aussi pour la sécurité des territoires concernés. Si l’ensemble de ses pays limitrophes ont adopté le dispositif, suivant les recommandations de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, la Belgique peine à s’engager sur cette voie, contrainte par l’interdiction de rassemblements de personnes usant de substances hallucinogènes, une loi qui date de 1921.

Exclusion sociale ou sans domicile fixe

« Il faut réactualiser la loi. Les salles de consommation à moindre risque, comme nous préférons les appeler, permettent à la fois d’encadrer la consommation des toxicomanes, en leur apportant un soutien médical et social, mais aussi de sécuriser l’espace public : une salle, cela veut dire moins de seringues qui traînent, moins de personnes seules, moins de violence », nous explique Sébastien Alexandre, directeur de la fédération bruxelloise francophone des institutions pour toxicomanes. Ainsi, chez Transit, un centre d’accueil et d’hébergement d’urgence pour les personnes souffrant de dépendances aux drogues, 735 personnes ont été accueillies en 2017, et le nombre moyen de passages dans le centre par année s’élève à 11.000. « C’est difficile d’estimer la population concernée par la création de ces salles. D’ailleurs nos chiffres ne concernent que les personnes souffrant d’exclusion sociale, ou qui parfois n’ont pas de domicile. Dans les pays où des salles ont été mises en place, on oscille entre 78 et 400 passages par jour, selon le secteur où elle est située », nous explique Bruno Valkeneers, porte-parole du centre.

Si Liège ouvrira sa première salle de consommation à moindre risque le 5 septembre prochain, Bruxelles étudie encore le projet. « Nous sommes en train de travailler avec les acteurs de soins, mais aussi avec les services de police et de justice pour trouver la meilleure formule afin de réduire les nuisances et l’insécurité des usagers », souligne Wafaa Hammich, porte-parole de Philippe Close (PS).

Source : Après Liège, Bruxelles étudie le projet de salles de consommation à moindre risque (Le Soir Plus)

Liège: la salle de consommation à moindre risque pour usagers toxicomanes ouvrira le 5 septembre (RTBF)

Ce mercredi 5 septembre, la Ville de Liège ouvrira sa salle de consommation à moindre risque pour usagers toxicomanes. Il existe déjà 90 salles de ce type dans 8 autres pays européens. En Belgique, la législation fédérale interdit toujours la mise à disposition d’un tel local. Mais à Liège un consensus existe autour de ce projet, tant du côté des autorités que de la population.

Cette salle de consommation de drogues à moindre risque a été baptisée Såf Ti, Protège-toi en wallon liégeois. Elle sera ouverte tous les jours de l’année. « Elle s’adresse aux usagers de drogues problématiques, dont qui sont principalement consommateurs d’héroïne et de cocaïne et qui consomment surtout en rue. », explique Dominique Delhauteur, le coordinateur général des lieux, « On estime à 300 personnes ce type d’usagers sur le territoire liégeois. Maintenant, pour ce qui concerne la fréquentation que l’on attend, on ne calcule pas nécessairement en nombre de personnes, on calcule en actes de consommations et là on s’attend à une moyenne de 150 actes de consommation par jour. Nous sommes équipés de deux salles de consommation: une salle réservée à l’injection et une salle réservée à l’inhalation. Nous avons également un cabinet de consultations médicales ou pour des entretiens d’ordre social ou psychologique, ce qui nous permet d’organiser des permanences en plus six heures par semaine, gérées par deux médecins généralistes. »

Le Centre Alfa, un service spécialisé dans les assuétudes, assure l’aspect psycho-social. La Fondation privée Tadam est l’opérateur de la salle. La Ville a lancé ce projet sur fonds propres, avec un budget annuel prévu de 830.000 euros.

Dans la problématique des drogues, la salle de consommation à moindre risque est, pour le bourgmestre de Liège Willy Demeyer, un maillon d’une chaîne qu’il faut compléter: « Ce qu’il faudrait, c’est d’abord une prise en considération sans œillère du phénomène du cannabis. Il faudrait un système de régulation par les pouvoirs publics de la consommation de cannabis. Il faut avoir de la prévention. Pour l’instant, elle est quasi inexistante. Il faut rouvrir un dispositif pour que les toxicomanes que nous allons accrocher dans la salle de consommation puissent commencer à se soigner à l’intérieur de Tadam. Il faut alors de la répression – et là, c’est le gouvernement fédéral qui doit agir – de la répression sur le deal. »

Il faut d’ailleurs ajouter que la répression du trafic et de la consommation de drogues sera renforcée dans un large périmètre autour de la salle de consommation à moindre risque.

Source : Liège: la salle de consommation à moindre risque pour usagers toxicomanes ouvrira le 5 septembre (RTBF)

Répression des drogues: peine perdue (Alter échos #465)

La loi qui pénalise la détention, la vente et la fabrication de stupéfiants a presque 100 ans. Alter échos a mené son enquête sous forme de bilan. Cette loi prohibitionniste, ne montre-t-elle pas des limites sur le terrain policier ou judiciaire ? Ne touche-t-elle pas avant tous les catégories les plus précaires de la population ? Et dans ce panorama, le cannabis n’a-t-il pas une place à part ?

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Vers une réglementation du cannabis en Belgique (IEV)

Le Centre d’études du PS, l’Institut Emile Vanderveld publie un état de la question sur le cannabis (mai 2018) : La politique répressive menée par la Belgique est un échec. Ce constat est sans appel : la politique répressive poursuivie par le Gouvernement fédéral est préjudiciable à la santé des consommateurs, particulièrement les plus jeunes. Face à cette impasse, le PS appelle à ouvrir une vaste réflexion en faveur d’une réglementation du cannabis, seule susceptible de permettre à l’Etat de reprendre le contrôle d’un phénomène qui, aujourd’hui, est entièrement aux mains des milieux criminels. Le présent Etat de la question commence par exposer les effets pervers de la politique actuelle pour ensuite présenter les balises de ce qui pourrait, demain, devenir un « modèle belge » en matière de cannabis.
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Collège des procureurs généraux : mise à jour de la circulaire COL 15/2015 relative à l’application de la loi de 1921 et de ses AR

L’Arrêté Royal du 6 septembre 2017 a modifié de manière substantielle les dispositions pénales en matière de stupéfiants, autrement dit, la manière dont la loi du 1921 doit être interprétée et appliquée.

Le Collège des procureurs généraux, avec le Ministre de la Justice, vient de mettre à jour la circulaire COL 15/2015 relative à la constatation, l’enregistrement et la politique des poursuites en matière de détention et de vente au détail de drogues illicites.

COL15/2015 révisée (18.06.2018)

(cliquez pour agrandir)

Annexe – COL15/2015 révisée (18.06.2018)