Hépatites : Pas d’élimination sans dépénalisation de l’usage de drogues

À l’occasion du second Sommet mondial des hépatites de Sao Paulo, une large coalition d’organisations de patients, soignants, chercheurs et experts en santé publique rappelle que l’élimination des hépatites virales ne sera réalisable que par l’accès effectif des personnes usagères de drogues aux services de prévention et aux traitements. Une déclaration commune a été lue ce jeudi 2 novembre 2017 au Sommet mondial.

STOP1921 soutient pleinement la déclaration.

En savoir plus / lire la déclaration

Extrait :

Le manque d’accès aux soins de l’hépatite pour ces personnes [usagères de drogues] est directement lié à nos lois et politiques qui pénalisent l’usage, la détention de drogues ainsi que les personnes usagères de drogues elles-mêmes. L’application de la loi répressive sur les drogues est un obstacle direct aux services de réduction des risques, et ce pour plusieurs raisons :

  • L’interdiction de la détention de matériel de consommation de drogues porte entrave aux services de réduction des risques ainsi qu’à l’accès à ces services par les personnes usagères de drogues ;
  • Plusieurs lois nationales imposent des peines de prison sévères et disproportionnées pour les délits mineurs et non-violents (tels que l’usage de drogues, la détention et la vente en petite quantité) ;
  • Les personnes usagères de drogues sont fréquemment incarcérées ou arrêtées de façon extrajudiciaire, ce qui conduit souvent à l’interruption des traitements médicaux, au non-accès aux services de prévention et autres services de réduction des risques, et les expose à un risque plus élevé d’infection à l’hépatite ;
  • Les politiques pénalisant l’usage des drogues véhiculent des stéréotypes et des idées négatives concernant les personnes usagères de drogues, renforçant ainsi leur stigmatisation et la discrimination.