Retrouvez-nous ce samedi 23/6 à Bruxelles pour l’événement « Drogues : ne punissez plus ! »

Retrouvez-nous ce samedi 23 juin 2018 dès 16h, au Parc de Bruxelles, à l’occasion de l’événement festif Drogues : ne punissez plus! (Support Don’t Punish).

Nous y serons également présents avec la campagne #STOP1921, aux côtés de nombreuses associations qui, comme nous, demandent à faire évoluer les politiques drogues en Belgique.

On vous y attend nombreux!

Au programme : concerts, stands, débats, dj set,…

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Le Cannabis Social Club de Liège rejoint #STOP1921

Le Cannabis Social Club de Liège (asbl Peace) vient de rejoindre la campagne #STOP1921. Pour rappel, celle-ci appelle à débattre des politiques drogues en Belgique et faire évoluer la législation actuelle datant de… 1921.

Portée par des citoyens, l’Asbl Peace a pour ambition de proposer aux consommateurs de cannabis (majeurs) une alternative au marché noir, en circuit fermé (production et vente limitée, uniquement pour les membres du club), dans un cadre adapté, et en proposant de l’information et des conseils de prévention.

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Lancement de la campagne « Smart On Drugs » en Flandre

La campagne « Smart On Drugs » est lancée en Flandre. Cette initiative citoyenne est le pendant néerlandophone de la campagne STOP1921. La forme est différente mais le fond est le même, avec quelques nuances liées à l’actualité de l’autre côté de la frontière linguistique. Mais, entre ces 2 campagnes il n’y a pas de frontière, nous travaillons ensemble.

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La justice saisit l’huile de cannabis médical destinée à une jeune patiente autiste épileptique

Cette semaine, suite à une décision de justice, une intervention de police a eu lieu en Flandre afin de saisir le traitement d’une jeune patiente de 9 ans atteinte d’une forme d’autisme caractérisé par de sévères crises d’épilepsie et d’autres troubles.

Son traitement – le seul qui fasse effet dans son cas – consiste en la prise d’huile de cannabis médical. Malheureusement, en Belgique, ce traitement n’est pas reconnu, bien qu’il soit prescrit et légal dans d’autres pays.

Le dossier est connu par la Ministre de la Santé Maggie De Block ; celle-ci détient en outre le pouvoir d’autoriser, au cas par cas, des traitements médicaux à base de cannabis, notamment dans ce genre de situation, mais elle se refuse à le faire.

Par conséquent Sofie et de nombreux patients belges sont obligés de s’approvisionner au marché noir.

Quant à la justice et à la police, en attendant un éventuel changement législatif, elles doivent se référer à la loi du 24 février 1921 qui définit la politique drogues belge, en 2018.

Sources :

Pour en savoir plus sur la maladie de la jeune Sofie : http://sofievoncken.be

“The drug market is thriving” while the Commission on Narcotic Drugs limps along (IDPC)

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“The drug market is thriving” is one of the key messages in UNODC’s 2017 World Drug Report. This is an important admission from the UN’s lead agency for drugs given that it is now less than nine months away from 2019 – the current target date by which governments committed to “significantly reduce or eliminate” the global drug market within ten years. At last month’s annual gathering of the Commission on Narcotic Drugs (CND) in Vienna, the abysmal failure to be able to claim any progress whatsoever towards these so-called ‘drug-free’ targets was the backdrop to the latest round of tense negotiations on global drug control.

Pressure on the UN drug control system continues to build following the UNGASS in 2016. At last year’s CND meeting, it was clear that a new paradigm was emerging with human rights, public health and sustainable development becoming centrally embedded in the debates. However, this development is not to the liking of all member states and this latest CND meeting was arguably the most contentious and fractious to date. The so-called consensus on drugs so clearly “ripped apart at the seams” is now a distant and rapidly fading memory. It was an eventful week and here are five significant developments that encapsulate the tone and mood of the UN drug policy debate.

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Le Fédéral fait toujours obstacle à la création de SCMR (Guide Social)

L’entrevue du bourgmestre de Liège avec la ministre fédérale de la santé Maggie De Block au sujet de la création d’une salle de consommation à moindres risques (SCMR) pour les personnes toxicomanes ne s’est pas déroulée comme il l’espérait. Le Fédéral fait barrage, mais le bourgmestre s’obstine.

La Belgique est divisée quant à la création de salles de consommation à moindres risques (SCMR) pour les personnes toxicomanes. Le Fédéral ne prévoit pas de changer la loi interdisant ce type de structure, alors même que le secteur associatif, ainsi que de nombreuses personnalités politiques, demandent d’adopter une nouvelle politique de santé publique de réduction des risques. A Liège, le bourgmestre Willy Demeyer, qui a promis une SCMR à la ville pour fin juin, s’est entretenu avec la ministre de la Santé Maggie De Block, qui l’a renvoyé vers le ministre de la Justice.

(…)

Côté francophone, tous les voyants sont pourtant au vert pour la création de SCMR. Alda Greoli, ministre wallonne de la Santé, s’affirme en faveur de la réduction des risques, et est rejointe sur ce point par Cécile Jodogne, son homologue à la Cocof. En revanche, la Flandre apparaît plus frileuse sur le sujet. Récemment, Bart De Wever, député flamand et président de la N-VA, s’est par exemple affiché en faveur de politiques répressives, refusant les politiques « permissives » des Pays-Bas.

Pourtant, la politique de réduction des risques semble petit à petit s’imposer partout en Europe. En encadrant la prise de drogue, les risques d’overdose sont limités et les personnes toxicomanes sont en relation avec des soignants compétents en matière d’addiction. Les SCMR réduisent aussi les problèmes de nuisances publiques, comme la consommation visible. Les politiques répressives ont prouvé leurs limites, et les nouvelles mesures doivent se prendre en concertation avec le terrain, en demande de ce type de structures.

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Mambo Social Club joins STOP1921

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Mambo Social Club joins #STOP1921.

Mambo Social Club is a Cannabis Social Club based in Hasselt which aim to regulate and legalize cannabis use and consumption, for adults, in Belgium.

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Une nouvelle politique belge en matière de cannabis?(Metaforum KU Leuven)

Compte tenu des connaissances scientifiques limitées disponibles il y a soixante ans, on peut comprendre que les architectes de l’actuelle politique internationale en matière de drogues aient pu croire à l’époque au concept d’éradication totale de la production et de la consommation de drogues. Aujourd’hui, il n’est plus possible d’ignorer les enseignements et expériences scientifiques qui ont été acquis depuis : il est impossible de réduire la production et le trafic de drogues illicites, et donc leur consommation, à l’échelle mondiale et à, plus forte raison, au sein d’une Union européenne dépourvue de frontières internes.

Autrement dit, la « guerre contre la drogue » qui n’a fait que s’amplifier dans le monde depuis les années 1980 s’avère ingagnable. En outre, elle engendre de nombreux autres problèmes comme la corruption, la violence et la génération par le trafic de drogues de revenus illégaux dans différents pays (p. ex. Paoli, Reuter et Greenfield, 2009). Pendant des décennies, le débat sur les modèles de réglementation alternatifs a été étouffé dans l’œuf sous prétexte qu’ils étaient incompatibles avec les obligations et conventions internationales (Van Dijk, 1997). Pourtant, après des dizaines d’années d’un apparent immobilisme, de nombreux pays cherchent actuellement des moyens d’abandonner la guerre contre la drogue au profit d’une autre méthode, principalement en matière de cannabis. À court terme, nous n’assisterons pas à un important changement de cap par l’intermédiaire de traités internationaux, du fait de la nécessité d’un consensus unanime et de l’attitude particulièrement répressive de nombreux pays pouvant compliquer le processus de négociation (Bewley-Taylor, 2003 ; Hall et Lynskey, 2009).

En outre, les organisations internationales telles que les Nations Unies (via les travaux de l’Organe international de contrôle des stupéfiants), de même que les plans d’action européens, favorisent généralement une approche uniforme et stricte du phénomène de la drogue (Boekhout van Solinge, 2002 ; Roberts et al., 2005 ; Blom, 2006 ; Van Kempen et Fedorova, 2014).

C’est donc dans les réorientations des politiques locales et nationales que les options alternatives à la guerre contre la drogue trouveront leur source, ce que de nombreux pays ont déjà compris (Levine, 2003 ; Teurlings et Cohen, 2005 ; Chatwin, 2007). Un nombre croissant de pays, régions et villes testent la souplesse des traités internationaux, à mesure qu’ils acquièrent une meilleure compréhension de la nature complexe du phénomène des drogues et des possibles stratégies permettant d’y faire face (Bewley-Taylor, 2003 ; Roberts et al., 2005). Ils ne veulent plus attendre de voir quand et comment les traités et accords internationaux seront révisés, mais souhaitent au contraire élaborer au plus vite une politique qui leur permette d’enrayer le phénomène et ses aspects problématiques (Bewley-Taylor, 2003).

Avec le présent rapport, le groupe de travail Metaforum Politique en matière de cannabis poursuit la réflexion engagée lors du débat mené précédemment, en particulier par le plaidoyer de Decorte, Tytgat et De Grauwe (2013). Il s’appuie pour cela sur l’expertise pluridisciplinaire de ses 15 membres, qui sont actifs dans des disciplines variées des sciences sociales et naturelles, telles que la criminologie, l’économie, la psychologie, les sciences politiques et le droit pénal, ainsi que la médecine, et en particulier l’hépatogastroentérologie, la psychiatrie et la toxicologie.

Depuis sa création en 2014, le groupe de travail dirigé par les professeurs Letizia Paoli et Tom Decorte (université de Gand) s’est réuni une dizaine de fois et a rédigé le présent rapport à partir de présentations et de débats internes. Celui-ci vise à atteindre les objectifs suivants :

  • Fournir une synthèse concise de la littérature scientifique concernant les propriétés du cannabis et les effets de sa consommation (chapitre 2) ;
  • Donner un aperçu de la prévalence de la consommation de cannabis en Europe, et plus particulièrement en Belgique (chapitre 3) ;
  • Rappeler l’historique de la politique belge en matière de cannabis (y compris ses objectifs et conséquences) et évaluer son efficacité (chapitre 4) ;
  • Rappeler l’évolution de la politique internationale en matière de cannabis et décrire les réformes prévues ou déjà mises en œuvre dans d’autres juridictions (chapitres 5 et 6) ;
  • Examiner quelles leçons peuvent être tirées de la réglementation en matière d’alcool et de tabac (les deux principales substances psychoactives légales) (chapitre 7) ;
  • Évaluer les avantages et inconvénients des différents modèles de réglementation qui se situent entre les deux options extrêmes, à savoir une interdiction totale (prohibition) et un marché entièrement commercial et libre, peu réglementé par le gouvernement (chapitre 8) ;
  • Formuler un certain nombre de recommandations concernant la politique belge en matière de cannabis (chapitre 9).

Tijd voor een nieuw Belgisch cannabisbeleid? 2018 – volledige tekst

Une nouvelle politique belge en matière de cannabis? 2018 – French summary of Dutch text / résumé en français

Time for a New Belgian Policy on Cannabis? 2018 – full text

[bs_well size= »md »]Metaforum est un cercle de réflexion interdisciplinaire qui entend renforcer la participation de la KU Leuven aux débats de société. À cette fin, Metaforum soutient des comités d’experts scientifiques et des groupes de réflexion réunissant des chercheurs de différentes disciplines autour de problèmes de société importants.
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